Les églises en bois – monument historique, de Gorj

Les constructions de culte sont représentées par les 184 églises parmi lesquelles 119 sont du bois et 65 du mur. Une statistique des églises du bois de la Roumanie inscrites dans la Liste des monuments historiques, prouve que le département de Gorj peut être fier d’être le département avec les plus objectifs de patrimoine national.  

Dans l’architecture religieuse du Gorj, les églises en bois racontent d’une civilisation du bois avec des racines profondes dans le temps. Fondées par un matériel périssable, par le soin des petites communautés locales, elles ont résisté pendant des siècles et on rencontre aujourd’hui des constructions de ce type vieil plus de 300 années. L‘église en bois „ Les Saints Archanges”, de Ceauru, la commune de Bălești, réalisé en 1672, Lentrée à l‘église, de Slăvuța, l‘église en bois L’entrée à l’église, la commune de Crușeț bâtie en 1684, à laquelle on ajoute un nombre signifié des objectifs du XVIIIème siècle.

Sujet des œuvres de spécialité, d’architecture ou d’histoire, les églises en bois trouvent difficilement la preuve de l’année de la fondation marquée explicitement par des inscriptions ou des autres notations sur les éléments constructives. Mais juste l’absence de l’inscription est une preuve de leur ancienneté, tel comme les différentes notations des années sur les piliers du porche ou sur autres éléments des édifices ne parlent pas toujours de l’année de la construction, mais de l’année des restaurations ou des réparations. Les églises ont enregistré dans leur historique à partir de l’architecture et continuent de marquer les éléments constructifs ou décoratifs des dates qui arrivent par une „lecture” attentive de nous parler de leur naissance et transformation pendant le temps.

Spécifiquement pour les églises en bois de Gorj c’ est la position de la fondation directement sur la terre, la présence du mur plein entre la nef et le narthex („L’Assomption” de Didilești, la commune de Câlnic; „ Le Saint Vasile” de Pieptani, la commune de Câlnic, „L’Entrée dans l’Église”, Ungureni-Oprișești, la commune de Crasna), mais aussi l’absence de la cloche sur le narthex (Ioana Cristache- Panait, l’Architecture en bois du département de Gorj, București 2001, p.16-18). Les fondateurs sont ceux-là qui ont écrit l’histoire de ces lieux, des alleutiers (des hommes libres), suivis par les prêtres et en rares situations par des boyards.

Du point de vue typologique, le plan après lequel elles ont été bâties a ses particularités. L’autel dans le prolongement du navire, sans l’anaphore et le diaconat, est la forme la plus rencontrée et qui parle de l’ancienneté des églises en bois de Gorj ainsi qu’aux nombreux exemplaires où on rencontre l’autel décroché polygonal. La forme archaïque de ce dernier-ci se distingue par l’intersection en axe des côtés de nord et de sud rencontrée dans l’Ascension du Dieu, de Târgu Cărbunești, Le Saint George de Pișteștii din Vale, Bălănești; Pojogeni-Cioplești; Les Saints Voïvodes, Pârâu Viu, de Berlești; Les Saints Anges, Pojogeni, de Văi; Le Saint Nicolas, Ștefănești, de Târgu Cărbunești; Le Saint George, Pișteștii du Bas, de Bălănești; l’Assoupissement de la Mère de Dieu, la Colline de Cârțînești, Scoarța tous les exemplaires étant situés dans les zones isolées sur les collines et les vallées, condition qui a assuré leur survie dans une forme des interventions ultérieures.

Les églises de la zone centrale du Gorj se caractérisent par le décrochement des côtés du nord et du sud de l’autel pour obtenir dans la console des deux tables nécessaires au déroulement du rituel religieux, l’autel et le diaconat. Au ce type appartiennent 42 églises qui ont les deux niches : („Les Saints Archanges”, Doseni, „L‘entrée à l’église“, Mirosloveni, la commune d’Albeni ; „Les Saints Archanges“, Sohodol, la commune de Baia de Fier ; „Les Saints. Archanges“, Toropi, le Saint Dumitru“, Podini, Voiteştii din Deal, la commune de Bălăneşti ; „Les Saints. Archanges”, de Ceauru, „LAssomption de la Mère de Dieu”, „ Les Saints Voïvodes” de Stolojani, „Le Saint Jean-Baptiste” de Stolojani, la commune de Băleşti; „Le Saint George “, de Bălăceşti, la commune de  Bolboşi; „ Les Saints Voïvodes” Valea Pojarului, la comune de Bustuchin; „Le Saint Vasile” Pieptani, la commune de Câlnic; „L’Assomption de la Mère de Dieu ” Crasna din Vale, la commune de Crasna). Aux 7 exemplaires on rencontre seulement l’autel (La pieuse Paraschiva de Glodeni-Bâşnegi; „LAssomption de la Mère de Dieu”, Bălăneşti-Ciorăşti; Le Saint Nicolas de  Ciocadia de Sus, Bengeşti-Ciocadia; Lentrée à l‘église, Crasna din Deal et LAssomption de la Mère de Dieu, Crasna din Vale; les Saints Voïvodes, Larga, Muşeteşti; La Naissance de la Mère de Dieu, Bobu et Le Dimanche de TomaLazuri, la commune de Scoarţa).

Les maitres qui ont travaillé aux ces édifices se sont inspirés de l’architecture des églises en mur, fait observé à la fois dans la modalité d’obtenir la crédence et le diaconat par le décrochement des côtés de nord et de sud de l’autel qui rappellent de l’abside des églises en mur, mais aussi dans le décor des corniches qui imitent celles-là de maçonnerie avec les briques mises sur le coin, en retrait successif rencontré aux 52 exemplaires (Les Saints Voïvodes, de Stroiești, la commune d’Arcani, Le Saint Dumitru, de Glodeni, La Sainte Paraschiva de Bâșnegi, Glodeni, Le Saint Dumitru, Voiteștii din Deal, Les Saints Voïvodes, Pârâu Viu, la  commune de Berlești, où apparaissent autour des murs extérieurs des petites icônes sculptées en bois tel comme celles aux églises de mur; Le Saint Vasile de Pieptani, de Câlnic; LEntrée à l‘Église, de Crasna, Ungureni, L’Assoupissement de la Mère de Dieu, Crasna din Vale, la commune de Crasna). Ce motif décoratif est documenté sur les édifices du XVIIème siècle et se maintient jusqu’à la deuxième moitié du XVIIIème siècle.  Quoiqu’on garde encore deux exemplaires des quatre qui sont arrivés jusqu’en contemporanéité, les églises Le Saint George de Pișteștii din Vale, la commune de Bălănești et l’Entrée à l‘église de Mirosloveni, la commune d’Albeni ont le narthex très élargi, situation interprétée par A. Pănoiu comme étant dans une relation directe avec l’habitude rencontrée aux églises en mur d’enterrer les fondateurs de cet espace. 

Dans leur forme originale, les églises en bois de Gorj n’ont pas une cloche sur le narthex, tous les 45 exemplaires des XVII-XVIIIème siècles présentent cette caractéristique qui sera encore gardée aux édifices bâtis au commencement du XIXème siècle comme Les Saints Archanges de Baia de Fier, le village de Sohodol, Le Saint Nicolas de Negomir, le village de Curtișoara. L’apparition de cet élément se fait sentie à partir de XIXème siècle, quand les nouvelles commencent être construites avec de la cloche sur l’autel, et aux anciens exemplaires on ajoute parfois sans influencer la structure du toit, et autrefois pas, le lieu de culte destiné à la conservation de la cloche (La Sainte Paraschiva de Bâșnegi, Glodeni la commune de Bălănești, Les Saints Archanges, de Ceauru, Les Saints Voïvodes, de Stolojani, la commune de Bălești).

Le témoin du passé et la preuve de l’histoire où les alleutiers et la vie commune donnent la spécificité de la zone du nord d’Olténie est présente sur le côté de sud des églises du “siège du jugement” réalisé par le prolongement des pieds de la fondation sur laquelle la poutre était placée et qui donnait la fonction de l’artéfact. On garde dans leur forme originale les églises (Les Saints Voïvodes, Toropi, de Bălănești; L’Ascension, Cioplești de Pojogeni; Le Saint Nicolas de Șura, Slivilești; Le Saint George, Rugi de Turcinești; L’Assoupissement de la Mère du Dieu, Țârculești de Dănești; Les Saints Voïvodes, Cârbești de Drăguțești), mais il semble avoir aussi existé des autres où on observe le prolongement des pieds sur le côté de sud, mais qui, pendant le temps, elles ont perdu la poutre d’assise.

Outre l’harmonie des volumes et l’intimité de l’espace pas très large des églises en bois, leur architecture présente quelques particularités qui doivent être mises en évidence. Une telle catégorie la constitue les églises avec du porche à l’autel réalisé par le prolongement des pieds du narthex et des poutres qui se réunissent aux coins avec les piliers, et les plus connus exemplaires sont l’église Saint Nicolas de Colibași, la commune de Scoarța et l’église Le Saint Nicolas de Valea Pojarului, la commune de Bustuchin. Dans ce contexte des particularités on doit aussi mentionner l’église Les Trois Saints Hiérarques de Pișteștii din Deal, qui ont deux porches, le premier et l’autre du à l’intervention de l’ancien rétablissement du sanctuaire sur la place d’aujourd’hui.


Source : le Conseil Départemental de Gorj – le projet,, Redécouvrir le Gorj”  2018